NordicWalkin’Lyon by Alptis soutient l’action de la Fédération Française de Cardiologie “cœur de femmes”

 

NordicWalkin’Lyon by Alptis est depuis sa création en 2016, un rassemblement de marcheurs à la découverte des lieux emblématiques de la ville de Lyon.

Depuis sa 1ère édition, plus de 70% des participants sont des femmes.
Etant donc très sensibilisée par la santé de ces dernières, l’équipe d’organisation a décidé de s’engager et de se mobiliser aux côtés de la Fédération Française de Cardiologie afin de développer une prévention citoyenne pour le cœur et les artères des femmes.

La Fédération Française de Cardiologie (FFC) est la 1ère association de lutte contre les maladies cardio-vasculaires. Ces maladies sont souvent associées aux hommes. Il est pourtant constaté que les femmes décèdent davantage que les hommes d’une maladie cardio-vasculaire.

Afin de sensibiliser et de porter le message, l’équipe d’organisation a le plaisir d’accueillir Loan Vo Duy en tant que nouvelle marraine de NordicWalkin’Lyon by Alptis, cliquez ici pour plus d’informations.

 

LE CŒUR DES FEMMES

Les maladies cardio-vasculaires représentent la 1ère cause de mortalité chez les femmes,
et elles sont de plus en plus jeunes (avant la ménopause). 
Mais ce n’est pas une fatalité !

Constats

Les maladies cardio-vasculaires (MCV) ne sont pas réservées qu’aux hommes. En France, elles constituent la 1ère cause de mortalité chez les femmes.  Chaque jour, sur 400 décès liés aux MCV, 54% concernent la gente féminine.

L’hospitalisation pour un infarctus du myocarde (IDM) est en hausse de 5% par an pour les femmes entre 45 et 54 ans. C’est une alerte de Santé Publique France.  
Pourtant, il est connu que les artères des femmes avant la ménopause sont protégées par leurs hormones.
Par ailleurs, grâce à quarante années de prévention et de considérables progrès thérapeutiques, les MCV sont en baisse d’une manière générale, tout sexe et tout âge confondu.

Alors, pourquoi ces contradictions ?

Depuis les années 1970, les femmes ont changé de mode de vie : tabagisme, sédentarité, alimentation déséquilibrée, alcoolisme, qui sont à l’origine d’autres risques comme le surpoids, l’obésité, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, le diabète.
De plus, elles sont très exposées aux nouveaux risques psycho-sociaux (stress, dépression, épuisement professionnel ou « burn-out », …) et à la précarité.
Or, les facteurs de risque, même de faible intensité, ne s’additionnent pas, ils se potentialisent, en s’aggravant l’un l’autre.
Ainsi, les combinaisons :
– Tabac + pilule + après 35 ans
ou
– Sénior + sédentarité + mauvaise alimentation + isolement social 
constituent des cocktails explosifs en faveur des MCV.

 

Des idées reçues tenaces

– Les femmes n’ont pas les mêmes comportements d’alerte vis-à-vis de leur santé : elles tardent à appeler les secours quand elles ressentent les signes avant-coureurs.
– Elles ne se sentent pas concernées, croient que cette maladie est masculine, et surtout croient que le cancer du sein est plus dangereux.
– Elles ignorent qu’elles sont plus vulnérables aux 3 phases clés de leur vie hormonale (contraception, grossesse, ménopause).
– Elles ignorent que les symptômes d’infarctus peuvent être atypiques pour certaines femmes.

>> La prise en charge est retardée d’une heure par rapport aux hommes.

Les spécificités physiologiques de la femme

Pendant longtemps, la recherche et les essais cliniques dans le domaine cardio-vasculaire ne concernaient que les hommes, tandis que pour les femmes elle s’était davantage concentrée sur l’appareil de reproduction.
Or, les femmes sont physiquement, biologiquement et psychologiquement différentes des hommes : à facteurs de risque égaux, les impacts sur leur cœur et leurs vaisseaux sont beaucoup plus sévères.
>> les traitements sont insuffisants ou ne sont pas assez efficaces, à cause de cette méconnaissance de leurs spécificités physiopathologiques.

Le poids socio-culturel

Les femmes culpabilisent doublement par rapport à leur environnement familial et leur environnement professionnel. Après la phase aigüe à l’hôpital, elles sont moins nombreuses que les hommes à suivre un programme de réadaptation cardiaque, pourtant essentiel pour un retour à la vie normale dans de bonnes conditions.

Ainsi, par malchance, méconnaissance ou négligence, après un infarctus, les femmes ont davantage de risque de décéder ou de refaire un accident cardio-vasculaire. 
Le pronostic post-infarctus est moins bon que celui des hommes.

C’est dans ce contexte que depuis de longues années, la Fédération Française de Cardiologie engage de nombreuses actions en faveur du cœur des femmes.
Grâce à la générosité de ses donateurs, la FFC développe et soutient des programmes de RECHERCHE orientés notamment vers leurs spécificités physiopathologiques. Comprendre et expliquer ce phénomène vise à améliorer la PRÉVENTION et à prodiguer des examens et des traitements plus adaptés.
La FFC organise également des campagnes de SENSIBILISATION par l’information et la pédagogie, pour que les femmes prennent conscience qu’hormis l’âge, le sexe et l’hérédité, 80% des risques sont modifiables.
Adopter une meilleure hygiène de vie, se faire contrôler systématiquement aux 3 phases clés de sa vie hormonale, savoir reconnaître les symptômes atypiques font partie des « 10 COMMANDEMENTS POUR LA SANTÉ DU CŒUR DES FEMMES ». Les maladies cardio-vasculaires ne sont pas une fatalité, les femmes peuvent être actrices de leur santé.
Par ailleurs, se familiariser avec les 3 GESTES QUI SAUVENT – alerter – masser – défibriller – est un acte civique de première importance pour limiter les séquelles, ou sauver une vie lors d’un arrêt cardiaque.
L’action de prévention soutenue par NordicWalkin’Lyon by Alptis s’articule autour de la promotion des « 10 commandements pour la santé du cœur des femmes ».

Les 10 règles d’or pour la santé du “Cœur des Femmes”

1. Arrêter de fumer avant 40 ans élimine 90% du risque, avant 30 ans élimine presque 100% du risque. Se faire aider pour se donner de meilleures chances de réussir

2. Équilibrer son alimentation : prendre des repas variés à heure régulière, avec un apport calorique proportionné à ses dépenses en énergie, réduire le sel et le sucre, abolir les graisses saturées, favoriser la viande blanche, le poisson, les fruits et légumes

3. Pratiquer une activité physique régulière adaptée à ses capacités et qui fait plaisir (30mn/jour, 5 jours/semaine)

4. Limiter sa consommation d’alcool moins 10 cl/jour et moins de 6 jours/semaine

5. Apprendre à gérer son stress en se faisant accompagner par un professionnel (relaxation, méditation, sophrologie …)

6. Eviter l’isolement social partager ce que l’on aime faire avec d’autres dans un milieu associatif

7. Dépister et traiter les facteurs aggravants (hypertension artérielle, hypercholestérolémie, diabète) aux 3 phases clés de la vie hormonale : à la contraception, avant la conception et après 50 ans

8. Apprendre à reconnaître les signes d’alerte d’un infarctus
– Une altération de son état général, une grande fatigue persistante ou un amaigrissement sans cause apparente, faisant penser à une dépression.
– Des signes qui font penser à des problèmes digestifs (nausées, vomissements).
– Une douleur au niveau du thorax, irradiant dans le bras gauche jusqu’à la mâchoire, symptôme classique chez l’homme.

9. Apprendre à reconnaître les signes d’alerte d’un AVC
– Paralysie plus ou moins complète d’un ou plusieurs membres
– Diminution ou disparition de la sensibilité de la face ou des membres,
– Difficulté d’élocution, de compréhension,
– Troubles de la mémoire,
– Troubles de l’équilibre.

10. S’initier aux gestes qui sauvent